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Côte forêt : Communier avec la nature DORGEMONT

Vieux Habitants | Des PAYSAGES FEERIQUES et des HOMMES INITIES

Vingt-sept hectares d'une nature intense au coeur de la Grande Vallée à Vieux-Habitants. Des paysages féeriques, un environnement envoûtant, des sentiers semés de roches volcaniques portant depuis toujours les secrets des uns et des autres. Denis Poulain accueille à Dorgemont tous ceux qui ont envie de communier avec les éléments.

Denis Poulain n'imaginait pas il y a encore dix ans vivre un jour à Dorgemont à Vieux-Habitants, sur la propriété de son grand-père, puis de son père. Lorsque Denis quitte la Guadeloupe avec sa famille, il n'a que onze ans. Il poursuit ses études outre-atlantique et devient chef d'entreprise. « Je me souviens que sur cette exploitation, mon père cultivait le cacao et le café. Il possédait un magnifique verger et des plantations vivrières. Il avait laissé en friche la partie haute du domaine, pour se cantonner à exploiter celle en contrebas, à proximité de la rivière. La production suffisait à faire vivre la famille. » La partie haute, c'est le domaine des tamarins des Indes, des bois de rose, des poiriers et des lipinis jaunes, mais c'est surtout un lieu magique. En 1990, lorsque Denis rachète le site à son père, il l'ignore. « Je n'avais aucun attachement particulier pour cette terre. Je l'ai louée et suis reparti vivre dans l'Hexagone. Trois ans plus tard, je suis revenu pour savoir ce que j'allais faire du site. Je m'étais alors accordé trois mois de vacances. J'ai commencé à m'imprégner de Dorgemont qui m'était totalement inconnu. Je venais au rythme de trois fois par semaine au coeur de cet espace en friche. Je m'asseyais sur les roches volcaniques en regardant l'horizon. Il me semblait trouver un nouveau sens à ma vie. Plus les semaines passaient, plus le lieu me happait et l'idée de rentrer me taraudait de moins en moins. » Finalement, Denis tire un trait sur sa vie citadine et se construit une bicoque en tôle, sur les hauts de la propriété. « Les gens des environs, au début, m'ont trouvé bizarre. Ils s'interrogeaient sur mes projets. Et puis, ils ont compris que je n'étais motivé que par l'envie de rester ici en paix avec moi-même. Sans le savoir, c'est ce que je cherchais depuis très longtemps. » Voilà dix ans que Denis extrait l'une après l'autre les roches pour bâtir des murets en pierre, baliser des chemins, rendre accessibles les endroits les plus sauvages. Il a taillé, élagué, coupé, ouvert des sentiers. Dans son entreprise pharaonique, il est accompagné par Fabienne Rigaud, elle aussi amoureuse du lieu.

Un parcours initiatique

L'endroit est désormais ouvert à tous ; à tous ceux qui veulent entrer en communion avec la nature et avec leur propre nature. Fabienne et Denis accueillent toujours leurs visiteurs avec grand plaisir. Toutefois, il est préférable de prendre rendez-vous par téléphone avant la visite, pour s'assurer de leur disponibilité. « Les gens doivent ressentir cette visite comme un pèlerinage au coeur de la nature, confie Fabienne ; ce n'est pas simplement une randonnée dans la forêt tropicale, c'est avant tout une communion avec les paysages, les arbres, les roches qui jalonnent le parcours. Et c'est surtout un moment de retrouvailles avec soi-même. » Le siège de la sagesse-une énorme roche aux formes arrondies-n'est-il pas là pour le prouver ? Symboliquement, le maître des lieux invite ses visiteurs à s'y installer, à fermer les yeux, à respirer doucement, à ressentir la plénitude du moment et à vivre l'instant présent. Tout au long du parcours, se succèdent la pierre de la terre mère, la pierre de la fécondité qui n'est pas sans rappeler les menhirs du pays celtique ; la pierre pour équilibrer les énergies a la particularité d'être lisse et plate comme si l'homme s'était évertué à la poncer. Plus loin dominent la pierre de l'amour universel, la pierre brisée, la pierre de la sérénité... Au total, une quarantaine de roches toutes baptisées, comme les membres d'une même famille. Et c'est parce qu'un jour, des promeneurs se sont allongés ou assis sur telle ou telle pierre et ont ressenti la même impression de mieux-être, qu'elles ont trouvé leur appellation. « Tous ces noms, ce sont nos hôtes qui les leur ont donnés précise Denis, en fonction de ce qu'ils ressentaient à ce moment précis. Les gens perçoivent les vibrations selon leurs capacités à accueillir et à entrer en communion avec leur environnement. » Et même pour les esprits cartésiens, la halte à « l'oeil du gligli » ne peut que les subjuguer. Surplombant la rivière, au coeur de la coulée de la Grande Vallée, le promeneur éprouve le sentiment de s'être échoué dans un nid d'aigle. Cette première sensation passée, c'est l'envoûtement des paysages qui prend le relais. Installé confortablement au creux d'une roche, bercé par le chuintement du vent et les remous de la rivière, l'immobilité se vit comme un bonheur absolu, une fusion avec la nature, comme un sentiment parfait d'unité. L'oeil du gligli, c'est aussi le meilleur endroit pour découvrir le site dans son ensemble, 27 hectares où la nature domine et où l'homme tente modestement de trouver sa place.

Sur le toit du monde

Il est des lieux, dit-on, où le ciel et la terre se rejoignent, certains veulent croire que Dorgemont en fait partie. À la lecture du livre d'or, il est facile de comprendre que chaque expérience est individuelle. Il se dégage de ces témoignages, le ressenti commun d'un moment de paix et d'harmonie. Autant de petites phrases couchées sur le papier pour dire que Dorgemont offre un espace pour libérer le corps et l'esprit. Il est possible aussi, à en croire les spécialistes en géobiologie, que le site soit chargé d'énergie cosmo tellurique. Dans ces lieux où les anciens savaient utiliser ces forces, et souvent y construisaient des édifices religieux. À Dorgemont rien de tel, juste un sanctuaire de la nature. Traditionnellement, le périple débute toujours par une pause sur la terrasse. Chacun est invité à se déchausser pour être plus directement en contact avec la mère nourricière. Car symboliquement, ici on honore les éléments. Les paysages, les pierres, les arbres, mais aussi les plantes sont à découvrir. Comme ce curcuma, ce safran pays, ou encore ce tamarin des Indes au goût si suave. Mais le héros des lieux reste le gommier rouge. Cet arbre longiligne qui semble baliser le parcours est un appel à l'enlacement. Dans cette clairière, la lavande à fleurs rouges a élu domicile, jouxtant le gingembre. De petits bancs en pierre érigés de-ci de-là, laissent toute latitude pour se délasser, observer, se laisser aller. Certains n'hésitent pas, dans leur quête de la tranquillité, à venir passer quelques nuits au coeur de Dorgemont. Pour répondre à leur attente, Fabienne et Denis ont construit une cabane en bois, spartiate, mais dans l'esprit du lieu, avec ce sentiment de dormir sur le toit du monde.

Article  De : M F Grugeaux Etna

Contact de Dorgemont

www.dorgemont.com <cid:part1��@orange.fr>

http://www.dorgemont.com

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[Mise à jour : 04/04/2010]

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